La Corse du sud en randonnée

mare à mare en corse du sud

 

 

 Jour 1 : départ de marseille : le soleil illumine 2 beaux immeubles contemporains ; nous prenons possession de notre cabine puis pique-niquons sur le pont alors que le bateau s'éloigne du continent ; la nuit est trés bonne.

 

 

 

Jour 2 :nous sommes réveillé à 5h30 et arrivons à 6h30 à Propriano trop tôt pour rendre visite à notre hôte des 2 prochains jours: petit déjeuner sur le port et visite de la ville au dessus du port : c'est un mélange de Tanger et de Marseille.Nous montons ensuite au quartier santa julia ; les 5' annoncées par notre hôte (qui nous croyait en voiture) s'avère être 30'. Nous nous installons et redescendons en ville acheter notre repas de midi puis partons le long des plages côté sud jusqu'à une crique intimement sauvage (à cette époque de l'année) nous nous baignons puis mangeons devant une mouette stoïque qui nous observe trés longtemps de son rocher avant de voler 20m vers le rocher voisin (si c'est pas une mouette corse çà !)

 

 

 

Nous continuons en panoramique au dessus la mer jusqu'à une rivière que les employés de l'office de tourisme nous avait annoncé intraversable et que nous traversons sans problème ! nous continuons sur la plage où le sable grossier nous procure un excellent massage plantaire ; 2me baignade avant de rejoindre la plage de Portiglio où nous avons la mauvaise idée de vouloir rentrer par la route : beaucoup de circulation et absence quasi totale de bas côtés nous rendent le retour pénible ; en plus le stop ne marche pas. Par contre nous avons le plaisir de voir 2 lâchers de parachutistes plutôt experts que nous prenons en photo à l'atterrissage ;  nous faisons quelques courses et redescendons en ville nous faire une resto (moyen et plutôt cher) bonne première nuit dans notre chambre d'hôte (bien l'adresse Patrice !)

 

 

 

Marseille vue du bateauplage du lidoMassilia!page du lido  Plage du lidola mouette corsela mouette corseparachutistebel arbre tourmenté  Arbre personnage

 

 

 

Jour 3 : nous hésitons à louer une moto (nous avons tous les 2 mal au dos) et décidons plutôt de marcher vers les plages nord de Propriano aprés avoir acheté le pique-nique.

 

 

 

En quittant Propriano par la côte nous tombons sur un loueur de kayak auquel nous téléphonons; 15' plus tard nous sommes dans le kayak aprés avoir chargé notre barda dans le took ; nous traversons ainsi la baie de Valinco par les eaux plutôt que par la route.

 

 

 

Nous accostons sur une plage quasi privée que surplombe une superbe villa sur la terrasse de laquelle des gens nous observent; nous avons une belle vue sur Propriano et sur le golfe de Valinco.Aprés avoir mangé nous continuons en direction de la tour de Micalona , nous accostons sur une autre plage que nous explorons avant de retourner vers notre base de départ: le vent s'est levé et çà clapote sur le kayak.

 

 

 

Achat de cartes postales puis chocolat au "napoléon" nous remontons à notre appartement.

 

 

 

Le soir Chloé et Pierre nous rejoignent et nous partons manger à Propriano ; cette fois ci nous avons déniché un bon resto et passons une bonne soirée avec les "jeunes"

 

 

 

Jour 4  Notre Hôte nous emmène à Borgo départ de notre périple Nous commençons par descendre jusqu'à la rivière , nous goûtons nos premières arbouses (gage de vitamine C) et admirons nos 1ers cyclamens sauvages.Arrivés à la rivière nous remontons en direction de Fozzano beau village de pierre célèbre par la tour où Colomba (personnage de Prosper Mérimée) fut enfermée.L'annonce de notre journée fait frémir un autochtone et nous aussi par là même.

 

 

 

Aprés le village nous manquons le chemin qui montait discrétement à droite et nous perdons 10' en pestant contre ces corses qui ont effacé les marques !

 

 

 

Rassurés nous empruntons le bon chemin qui monte régulièrement dans le maquis avant d'emprunter un bon sentier en balcon qui domine la vallée et le village de Ste Lucie terme de notre journée.Dans la montée nous avons rencontré des isérois (seuls marcheurs croisés ce jour) qui nous promettent une descente pierreuse et une bonne bavante dans la montée sur Ste Lucie; effectivement la descente est longue et pierreuse et plusieurs fois le poids du sac nous entraine dans une glissade .Aprés une passerelle en refection (nous n'aurions pas pu traverser  la veille dixit le menuisier) nous grimpons trés dru en direction de Poggio puis nous arrivons à Ste Lucie trés fatigués aprés 7h de marche effective: il est 17h et nous savourons un monaco (et un diabolo) à la terrasse du café avant de rejoindre notre chambre d'hôte chez la logeuse, 89 ans bon pied bon oeil , bon porte feuille,et pas mal  bavarde ; nous sommes seuls et bien logés avec une belle vue.

 

 

 

Le soir nous allons mangé au"sporting" (conseillé par Antoinette): sanglier moyen et assez cher pour ce village perdu dans la montagne!

 

 

 

kayak dans la baie de Valincoplante grasse !chaotique bord de merkayakiste sur le point d'accoster   On accoste au paradisle sourire du 1er jourcyclamen Fozzanola tour de Colomba à Fozzano   Coucou Colomba!le casse croûte   Bon on va où?vaca corsa   Vaca corsica

 

 

 

 

Jour 5: bonne nuit et bon petit déj préparé par l'adjointe de notre logeuse 

 

Nous sommes en pleine forme ce matin et il fait trés beau: nous montons allègrement vers Altagène (trés belles maisons en pierre) nous passons un lavoir et une fontaine avant d'emprunter un beau chemin en balcon qui domine le village de Zoza (prononcez Tzotza) que nous apercevons épisodiquement entre les arbres; il y a beaucoup de champignons de toute sorte mais un seul bolet que nous mangeons cru.

Nous sommes dans les chênes verts; le chemin devient ensuite sentier et s'élève copieusement jusqu'à une plate forme herbue où nous nous reposons alimentons soignons (tout çà) avant de descendre en sous bois vers la rivière Rizzanese. Nous sommes accompagné depuis Altagène par un chien de chasse (setter noir et blanc) adorable qui déborde de vitalité (je serais curieux de connaitre le nombre de kms effectués par la bête) : il court au dessus de nous en dessous, revient nous chercher; son hyperactivité nous le fait surnommer Sarko; je sais çà n'est pas gentil pour lui mais bon!

Nous croisons 4 nanas qui viennet de Serra di Scopamena trés sympa elles mêmes accompagnées d'un autre chien , qui nous vantent l'accueil du gite. Arrivés à la rivière nous franchissons la passerelle et cassons la croûte au soleil prés du torrent.

La montée sur Serra D S est ardue mais trés belle tout en chataigniers (les chataignes sont énormes et non ramassées)il y a des bauges de sanglier à tout bout de chemin (mais des sangliers point : peut-être le chien!) Nous arrivons à Vangone puis à Serra di Scopamena; nous posons nos affaires prés du gite qui n'ouvre qu'à 16h30 ; il est 15h45 et nous allons boire un chocolat au café du coin en attendant.

L'accueil au gite est royal; nous sommes seuls; Annie la gérante nous fait un feu de cheminée et après une bonne douche nous profitons des canapés pour parcourir toutes les revues sur la Corse tout en taillant bavette avec notre hôte

Nous aimons les champignons ! pas de problèmes ,: aprés une bonne soupe de légumes du jardin nous avons droit à un flan au cèpes puis à un plat de sanguins avec salade (du jardin) fromage corse et tarte maison.

Annie est une locale qui travaillait dans la finance (à Paris puis à Marseille) et elle ne regrette pas son retour aux sources

(comme nous la comprenons!) elle adore cuisiner , chercher les champignons faire les confitures...

Il est 10h nous essayons de digérer tous ces champipis dans le grand silence de cette moyenne corse (nous ne sommes qu'à 830m)

 

Sainte lucie   Sainte Lucievue sur Zoza     Vue sur Zozaaiguilles de Bavela   Aiguilles de BavelaChampignon bizarre (pézize orangé?)   Pezize orangésur le chemin   On the road again !l'heure du repas   Heure du casse croûteSarko (Nestor)   Sarko (Nestor)la rivière Rizzanese  Rivière Rizzanese

 

Jour 6: Excellent petit déj; (confitures maison) nous sommes prêts pour une étape courte mais culturelle.

Annie nous a donné les clés du moulin à huile d'olive que nous visitons: il n'est pas en état de fonctionner mais le matériel originel est encore en place (les scourtins sont en piteux états) Ce qui me vaut de remonter au gite por rendre les clés.Nous filons ensuite vers Sorbollano où nous retrouvons... Nestor; le trajet est en montagne russe , nous trouvons beaucoup de lactaires délicieux mais ne ramassons qu'un sac de trompettes des morts(et nous en laissons !)de façon à les offrir à notre hôte du soir; le temps se couvre lorsque nous atteignons la chappelle ste étienne; nous y mangeons à l'abri d'un gros rocher et nous continuons vers l'accueil du site de Kukuruzu: c'est le dernier jour d'ouverture et les responsables nous proposent de visiter de visiter le site (plus Capula) gratuitement (notre aspect misreux sans doute) même elle nous court après pour nous donner le livret d'explication que nous devrons glisser sous la porte en partant.Le circuit est assez longet très intéressant: ces 2 sites couvrent plusieurs époques depuis - 8000 avant JC(le néolithique supérieur :age du fer et du bronze jusqu'au moyen-âge aprés lequel les différents occupants se sont établis dans les villages actuels).

Ce site a été découvert récemment (1963) et mis en valeur dans les années 80. Particularités : les tuffones phénomène d'érosion de gros blocs granitiques creusés par en dessous par un processus physico-chimique d'ascension d'air chaud.Les castellus (chateaux en corse) qui montrent l'organisation de la vie à cette époque (cases de potiers, de bouchers , de tisserands, torres (abris avec architecture en encorbellement (comme les bories provençaux) construction de murs massifs résultant de l'enchevêtrement de grosses pierres taillées et des blocs existants: bref site très intéressant que nous découvrons en plus d'une heure.Au retour nous voyons les vestiges de l'ancienne chapelle et nous filons vers Levie 30mn plus bas.

Un chasseur (en 4x4 bien sûr) nous demande si Nestor est à nous car il croit reconnaître le chien du Kiné d'Altagène (y a pas de plaisir!); un numéro sur le collier du chien nous confirme la chose ; nous téléphonons donc au maître qui prétend que son chien rentrera tout seul et qu'il en a l'habitude.

Nous squizzons le musée de Levie car nous sommes fatigués) pour nous doucher et faire les courses pour le lendemain (et le surlendemain). J'apporte mon chargeur de batterie (d'appareil photo) qui est défectueux au cas où je trouverais un photographe; pas de çà là bas mais de vendeuse de souvenirs en épicier nous apprenons qu'un certain JeanClaude pourrait peut-être nous dépnner; l'épicier l'appelle , il est là 5' plus tard et propose de le réparer chez lui et de le déposer le lendemain matin au PMU avnt 8h;en fait le soir même à 2 h il nous l'apporte au gite bien réparé en refusant qu'on le paye ; nous lui offrons nos trompettes  de la mort que les gérants du gite ont refusé (ils ne connaissent ni ne cuisinent pas les champignons !)

Ce soir nous avons notre ration de sucres lents : taboulé + pates , daube.. le soir une courte promenade digestive nous permet de poster nos cartes et de voir les tombes du cimetière illuminées de petites bougies : c'est la coutume ici pour le 1er novembre.  

  Dans le moulin à huile d'olive

  La meunière

  La roue de la fortune

   Arbres chinois !

   L'arbousier : fleurs et fruits

 

Chemin (déjà chaotique ) vers Kukuruzu

   Tuffone (et tout fou !)

 Habitation (torre)

   Entrée du Castellu

 

Jour7: Au dire des autochtones la journée promet d'être dure; aussi petit déjeunons nous à 7h30; à 8h nous sommes chez le boulanger à 8h15 partis à l'aventure.

Descente au début vers un ruisseau puis un autre avant de traverser la rivière Fluimenzo sur une passerelle toute neuve.Nous remontons au ravissant village de Carbini doté d'une belle église du 12me et d'un clocher (indépendant) de type génois au milieu d'un ancien cimetière.

Nous commençons ensuite l'ascension phare de la journée (de 500m à 1250m) d'abord en semi balcon puis carrément en lacet mais avec de bonnes marches naturelles et parfois posées par l'homme (grosses plaques de granite) Nous changeons d'étage de végétation passant du chataignier et du chène vert au pin laricio; les champignons sont toujours abondants mais peu de cèpes.L'ascension est régulière et agréable (toujours beaucoup d'arbouses) A 12h30 (environ 1000m d'altitude) nous choisissons un emplacement ensoleillé sous de gros blocs granitiques (identiques à Kukuruzu) pour sortir le repas; le soleil ,se cache et le froid nous pousse à avancer plus loin; nous passons au col de Mela et ,par des chemins moins pentus atteignons la jonction avec le sentier qui monte au col de la vaca muerta: le col est dans les nuages à 1450 m (çà tombe bien qu'il soit dans les nuages !..;) nous continuons vers le gîte de Cartalavonu et goûtons au soleil avec la première vue sur le golfe de PortpVecchio (après avoir admiré dans l'ascension la vue sur le lac de l'Ospeddale).

Nous regagnons notre gîte ; il est tôt (15h30) au programme : douche chocolat chaud écriture.Le gîte est très moyen et l'accueil plutôt frisquet , nous attendons le repas pour confirmation.

Le repas est très correct sauf que tout le monde fume au bar à côté (la loi n'est pas arrivée jusqu'en corse !) Le patron nous impose le petit déjeuner à 8h30 (pourquoi faire à 8h ? nous dit-il) bon !....

   Passage de la rivière Fluimenza

  Champignon chinois !

  Carbini : l'église

    Carbini le clocher gênois

 L'heure du repas

  Vue sur le lac de l'Ospeddale

  Le repos du guerrier

  Encore un cèpe

   Nous sommes bien sur le GR


Jour 8 : très bien dormi ; le matin nous sommes dans les nuages (enfin le gîte) nous prenons le petit déj avec un couple de jeunes toulonnais et leurs 2 petites filles tous très sympathiques .

A 9h30 nous entamons la descente sur Porto Vecchio (dénivelé positif=0) la visibilité est limitée mais il ne fait pas trop froid ; nous descendons dans les pins laricio le sentier est plaisant et coupe plusieurs fois la route. 

Dans la descente je ramasse 3 pieds d'arbousier et 2 de romarin (pour le jardin) La pluie commence à tomber : nous allons enfin utiliser nos dromadaires ; une accalmie vers 13h nous permet de manger en bordure d'une petite route sur un tronc de chène liège et, aussitôt le repas pris , la pluie se remet à tomber de plus belle; 7kms en bord de route fréquentée et sans bas côtés dignes de ce nom nous mènent à Porto Vecchio (heureusement qu'on a pas eu ce temps pendant toute le traversée) Michèle essaie le stop mais avec nos gros dos, nos bâtons (et ma barbe de 8 jours ) nous effrayons une conductrice qui repart sur les chapeaux de roue.

Arrivés à Porto Vecchio il faut monter à la citadelle pour trouver notre chambre; nous trouvons la rue et sonnons au bon numéro: la télé marche très fort je frappe un loquet est tourné puis plus rien ; Michèle appelle au portable et une voix ahurie balbutie n'importe quoi ; en plus l'endroit est lugubre; le resto voisin nous dit que c'est une vieille dame de 93 ans et nous conseille un hôtel correct à proximité(le Mistral) à 60 euros ce n'est pas le hilton mais la douche est chaude et le lit est propre on ne va pas faire les difficiles; nous faisons sècher nos affaires.

Le soir nous mangeons très bien dans un resto près de l'hôtel 

  Tiens un poisson

 

Non Michéle il ne t'emménera pas à PV

  Vue floutée sur le golfe de PV

  Entre 2 averses

 Ah tous ces bouchons!


Jour 9: Aprés le petit déj nous retournons dans notre chambre car il pleut beaucoup (heureusement les gérants de l'hôtel nous permettent d'occuper la chambre toute le journée ) à 12h une éclaircie nous sort visiter la citadelle nous mangeons dans le resto qui nous avait indiqué l'hôtel et qui est très bien et retournons à l'hôtel chercher nos affaires .Sur le port il n'y a pas d 'épicerie aussi je remonte vers 16h acheter le PN du soir 

Nous embarquons vers 17h30 et dormons bien sur le bateau malgré une mer agitée ; nous arrivons avec 5 h de retard à Marseille et retrouvons la voiture et la civilisation.

  La citadelle vue du port

  Le bastion français


 

 

 

 



Publié à 11:39, le 7/11/2009, Corse
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